La loi de juillet 2014 portant sur la réforme de la formation professionnelle initie une fonction nouvelle pour le SPRO (Service Public Régional de l’Orientation) : le Conseiller en Évolution Professionnelle. Il s’agit de “renforcer l’autonomie de chacun dans ses choix d’orientation et de mobilité professionnelles ainsi que l’accès autonome à la formation tout au long de la vie”.
On y parle : Démarche projet, autonomie, conseil, accompagnement, projet professionnel, projet d’évolution professionnelle, approche globale, ingénierie de parcours et ingénierie financière…

Que cette fonction soit intégrée à la réforme ne doit rien au hasard, et apparait comme une des pierres angulaire de l’édifice de la sécurisation des parcours. Les salariés et demandeurs d’emploi, soit vraisemblablement une seule et même personne vivant successivement les deux situations, vont pouvoir solliciter à n’importe quel moment, un service décliné en 3 temps pour les aider à s’orienter, à identifier les possibles, choisir un projet et se faire accompagner dans sa mise en oeuvre.

N’en déplaise aux détracteurs du projet, la loi de 2014 pose en élément central la démarche projet, pilotée par la personne elle même et mise en oeuvre à l’aide d’un référent de parcours qui sera choisi par la personne puisque celle ci pourra solliciter son service ou pas.

Rendre ce nouveau service consistant à aider la personne à rentrer de manière graduée dans cette démarche nécessite :

  1. de clarifier les concepts et notamment cette distinction entre projet professionnel et projet d’évolution professionnelle (nous y reviendrons dans une prochaine news)
  2. d’identifier les processus permettant d’articuler les 3 niveaux de services (quels livrables sont à proposer pour contribuer à l’autonomie dans le projet ? quels enchainements à l’intérieur des niveaux pour quels résultats ? quels enchaînements entre les niveaux ?)
  3. de comprendre en quoi la loi va introduire un changement de posture de la part des personnes vis à vis du service proposé et ajuster ce service pour aider à la relation.

Aujourd’hui, il semble judicieux de se pencher plus avant sur la loi et d’étudier les évolutions que cette dernière pourrait avoir en matière de pratiques, de méthodes, de posture et d’organisation (interne mais également partenariale).

Au delà d’un “on le fait déjà”, la réflexion autour du changement en cours apparait comme un exercice salutaire en matière d’anticipation. Pour ceux qui voudront alimenter leur réflexion ,nous vous recommandons de vous appuyer sur le REAC du CNEFOP en matière d’opérationalité de la fonction de CÉP.

Pour plus d’information, lire le Référentiel d’Activité et Compétences publié par le CNEFOP.